À l’occasion du dernier Comité exécutif d’IndustriAll Europe, organisé en Belgique en cette fin de mois de mai, Romain Dargent a représenté la CFE Énergies dans un contexte marqué par de fortes tensions industrielles et énergétiques. L’occasion de porter la voix des salariés des IEG au plus haut niveau européen.
Pour mémoire, IndustriAll Europe est la fédération syndicale européenne de l’industrie. Elle rassemble plus de 180 organisations dans 35 pays et représente près de 7 millions de salariés des secteurs de l’industrie, de l’énergie, des mines et de la chimie.
Le Comité exécutif d’IndustriAll Europe est l’organe de décision de la fédération syndicale européenne. C’est ici que sont prises les grandes orientations stratégiques, et la CFE Énergies y joue un rôle majeur. Réunis durant deux jours près de Bruxelles, les membres de cette instance ont travaillé sur un ordre du jour particulièrement dense, au cœur des enjeux industriels, sociaux et énergétiques européens.
Un agenda dense face aux urgences industrielles
Les échanges ont notamment porté sur le contexte géopolitique et ses conséquences pour l’emploi industriel en Europe. À l’issue des débats, les participants ont adopté la déclaration « Les travailleurs de l’industrie en Europe à la croisée des chemins », appelant l’Union européenne à agir rapidement face aux risques de désindustrialisation.
IAA et « Made in Europe » : l’empreinte de la CFE Énergies
C’est à travers les positions sur l’accélérateur industriel (IAA), publiée le 4 mars 2026 par la Commission européenne et les travaux autour de la notion du « Made In Europe » que la CFE Énergies a apporté ses contributions. Ce texte de loi européen vise notamment à mobiliser la commande publique pour soutenir les industries européennes et garantir que l’argent public contribue au maintien et au développement de l’emploi industriel sur le continent.

« Nous saluons la reconnaissance de l’industrie comme un levier essentiel de la transition écologique. Pour autant, plusieurs points de vigilance demeurent : la transition industrielle doit impérativement s’appuyer sur une énergie locale, souveraine et décarbonée ; l’accélération des procédures ne peut se faire au détriment du dialogue social et des conditions de travail ; enfin, le “Made in Europe” doit reposer sur des critères sociaux et environnementaux exigeants pour éviter toute concurrence déloyale »
a déclaré Romain DARGENT.
Au cœur des débats : quels critères doivent définir le « Made in Europe » ? Conditions sociales, santé et sécurité au travail, exigences fiscales… Les pays candidats sont-ils concernés ? Autant de sujets essentiels pour éviter toute concurrence déloyale entre pays européens ou candidats à l’adhésion.
« En cohérence avec nos mandats et nos analyses, nous avons eu l’opportunité de contribuer aux positions votées et avons porté la voix des salariés des IEG« , souligne Romain.
Les positions détaillées de la CFE Énergies sont disponibles ici
Cette ligne défendue par IndustriAll Europe et ses organisations affiliées, à la fois ambitieuse et pragmatique, refuse que l’argent public européen finance des destructions d’emplois ou des chaînes de valeur hors d’Europe.
Les positions adoptées lors du Comité exécutif seront désormais relayées auprès des eurodéputés et des gouvernements nationaux avant la finalisation législative de l’IAA attendue d’ici fin 2026.
Une chose est sûre : à Paris comme à Bruxelles, la CFE Énergies reste pleinement mobilisée pour défendre les salariés des IEG et porter leur voix au niveau européen.









