Derrière chaque négociation de branche se cache un travail de préparation, d’écoute et de conviction. En tant que secrétaire national Dialogue social, Laurent KOESSLER participe aux échanges avec les employeurs et accompagne les militants sur les enjeux qui façonnent l’avenir de la branche. Rencontre avec un acteur essentiel du dialogue social.
Passer de l’autre côté de la table de négociations

Ingénieur de formation qui a débuté chez RTE, puis manager au sein d’EDF et d’Enedis, Laurent a travaillé avec de nombreuses parties prenantes (employeurs, organisations syndicales, clients, collectivités locales…).
« Ce que je fais aujourd’hui est finalement dans la continuité de mon parcours. J’ai toujours été dans une logique de dialogue et de recherche de solutions. » Au fil du temps, il ressent le besoin de s’engager davantage pour les salariés. « J’avais envie d’être de l’autre côté de la table, de défendre les droits des salariés et de contribuer à la conquête de nouveaux droits. »
Élu lors du Congrès de Troyes comme secrétaire national en charge du Dialogue social à la CFE Énergies, il a notamment piloté deux négociations majeures : l’accord dialogue social de Branche et la modernisation de la grille de rémunération.
Négocier pour construire
Pour Laurent, la négociation collective est avant tout une recherche de solutions.
La négociation est une question de rapport de force, mais elle doit surtout permettre de résoudre un problème. Il faut prendre en compte les enjeux de chacun et construire des accords durables. L’objectif n’est pas de remporter une victoire personnelle, mais de parvenir à un résultat équilibré. Ce qui compte, c’est de trouver un accord gagnant-gagnant, utile aux salariés et viable dans le temps.
Au cœur des négociations de branche
Une grande partie de son activité se déroule au sein de la CPPNI (Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation), où organisations syndicales et employeurs négocient les accords de branche.
« Derrière chaque accord, il y a un important travail de préparation, d’échanges et parfois de remise en question. »
Selon lui, l’un des principaux défis est de s’adapter aux évolutions de position des différents acteurs tout en gardant le cap sur les objectifs fixés.
Donner du sens aux accords
Au-delà des négociations, Laurent veille à ce que les avancées obtenues soient comprises par les militants et les salariés. « Ce que nous négocions les concerne directement. Il est donc essentiel d’expliquer, de décrypter et de rendre accessibles les accords conclus. »
Pour lui, le rôle du militant est essentiel :
« Être militant, c’est être un défenseur des droits des salariés, un expert de proximité. C’est participer pleinement au dialogue social plutôt que de le subir. »
Une conviction qui guide son engagement au quotidien : faire du dialogue social un levier concret au service des salariés.
Chaque mois, nous mettons en lumière celles et ceux qui s’engagent au service des militants. Rendez-vous prochainement pour un nouveau portrait.
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