Si le consommateur est Roi, il ne choisit pas l’ARENH

Dernier jour pour faire avaler la fève au consommateur en lui faisant croire qu’il y a une couronne à gagner.

Une couronne d’épines malheureusement !

L’Alliance CFE UNSA Énergies vous dit pourquoi et comment.

Pressé par le silence de la rue qui restait l’œil rivé sur le prix du plein de la voiture, mais pressé par des concurrents d’EDF au bord de l’asphyxie, le gouvernement a voulu trouver un bouc émissaire à une crise mondiale de l’énergie et a décidé de montrer du doigt l’électricien national … en faisant croire que c’est pour le bien des consommateurs.

Mais alors que ces dernières années le système de « libre concurrence » s’est traduit pas une hausse des factures de 60%, et que les consommateurs s’en sont accommodés, aveuglés par des promesses de baisse de prix brandies par des commercialisateurs et vendeurs en porte-à-porte dénués de moyens de production, ce système est à bout de souffle. Il n’a besoin que d’un grand coup de balai réformateur… mais tente de se vêtir de la tenue de Zorro, sauveur des petits face aux méchants.

En réalité, lorsque le Gouvernement promet un bouclier tarifaire, il en garantit le principe, comme une belle recette sur papier glacé, mais chacun sait que le talent du cuisinier ne réside pas dans l’écriture de la recette !

Or, le Gouvernement ne maîtrise rien, si ce n’est son dispositif de taxes.

Concernant le marché de l’électricité, ce n’est pas en contraignant EDF à racheter au prix fort une production déjà pré-vendue pour la revendre à ses concurrents que le consommateur verra une chute vertigineuse des prix. En effet, qui peut prétendre contrôler les prix dans un marché concurrentiel ? Ce serait pour les plus libéraux une drôle de punition, non ?

Au final, les consommateurs attendront leur baisse de prix, certains en verront la couleur grâce à un fournisseur honnête (imaginez à qui nous pensons), et les autres … se diront que si le consommateur est Roi, l’ARENH ne lui convient pas !

À part inventer une épiphanie perpétuelle, que fera le Gouvernement si les prix du marché continuent à augmenter après les présidentielles ?

Ne nous leurrons pas, à la fin de ce jeu truqué, c’est bien le contribuable qui paiera la note !