4 aero refrigerants de centrale nucleaire devant un fleuve avec un ciel bleu en fond, et les etoiles du drapeau europeen en sur impression

Retour en grâce du nucléaire en Belgique et en Europe

La CFE Énergies appelle la Commission européenne à s’inspirer du pragmatisme belge en matière de nucléaire

La CFE Énergies salue la décision du Parlement belge, qui vient d’abroger à une large majorité la loi de 2003 planifiant la sortie du nucléaire pour la production d’électricité. Plus de vingt ans après son adoption, cette abrogation marque un tournant vers une approche plus pragmatique et responsable face aux défis énergétiques actuels.

En parallèle, le Danemark, pourtant champion européen des énergies renouvelables, a également levé l’interdiction du nucléaire en vigueur depuis 1985. Le pays envisage désormais le déploiement de petits réacteurs modulaires (SMR) pour garantir une production d’énergie stable et décarbonée, complémentaire à l’éolien et au solaire.

Ces évolutions illustrent un mouvement croissant parmi les pays européens, qui reconnaissent la nécessité de maintenir le nucléaire dans leur stratégie énergétique pour garantir la souveraineté énergétique, la sécurité des approvisionnements et la décarbonation.

Pour la CFE Énergies, qui avait déjà initié une alliance syndicale européenne en faveur de l’avenir du nucléaire, l’heure est à la responsabilisation des dirigeants européens. Il est essentiel de rappeler l’importance des moyens de production pilotables pour assurer la stabilité des réseaux électriques et d’adopter une approche fondée sur une analyse complète des coûts pour garantir la compétitivité énergétique.

Les récents événements dans la péninsule ibérique, tout comme la crise que subissent les aciéristes européens, mettent en lumière l’urgence de préserver notre souveraineté industrielle et de repenser notre politique énergétique sans dogmatisme.

Dans ce contexte, la CFE Énergies plaide pour une neutralité technologique bas carbone, afin de ne privilégier aucune technologie au détriment des autres dans la lutte contre le changement climatique. Toutes les solutions bas carbone doivent pouvoir être mobilisées, sans a priori.

Ainsi, la CFE Énergies soutient les efforts du Gouvernement français pour transformer les objectifs européens à horizon 2040 sur les énergies renouvelables en objectifs bas carbone. Elle appelle la Commission européenne à faire preuve de pragmatisme climatique et à respecter le principe de subsidiarité inscrit dans le Traité de Lisbonne, en se gardant d’imposer des référentiels européens uniformisés.

De même, la CFE Énergies considère les débats en cours à la commission ITRE du Parlement européen sur le Clean Industrial Act comme une avancée encourageante vers une reconnaissance de la place du nucléaire dans le mix énergétique européen et vers une véritable neutralité technologique.

La CFE Énergies attend également des avancées rapides concernant l’acte délégué sur l’hydrogène bas carbone, dans lequel il est impératif de garantir une stricte égalité de traitement entre le nucléaire et les énergies renouvelables.

Enfin, elle réitère sa demande d’un accès équitable aux financements européens pour l’ensemble des technologies bas carbone. L’urgence climatique impose de mobiliser toutes les solutions disponibles, sans exclure aucune source d’énergie décarbonée.