trois méthaniseurs

À la pointe du combat pour les gaz renouvelables

Pour la première fois, industriels, syndicats et acteurs de la filière des gaz verts parlent d’une même voix au travers d’une lettre ouverte adressée au Premier Ministre : cette filière attend la publication de sa trajectoire depuis des mois, mais souffre du dédain gouvernemental. La CFE Énergies, comme souvent, n’a pas attendu : elle sonne l’alarme et se mobilise pour assurer aux gaziers un avenir vert.

Le 14 avril, le Gouvernement présentait son plan d’électrification. Si celui-ci va dans le bon sens, la CFE Énergies rappelle que décarboner la France, ce n’est pas seulement électrifier la France. Ce que l’électricité ne peut pas décarboner (industrie lourde, chaleur des process industriels, mobilité lourde), le gaz vert, lui, le peut. Dès aujourd’hui, et encore plus demain. Et en s’appuyant sur les infrastructures gazières existantes.

Et s’il fallait encore des preuves. Le biométhane est déjà là dans nos régions avec une production de 15,5 TWh à partir de déchets agricoles et organiques, injecté dans des réseaux existants. Et plus de 1000 projets sont déjà dans les tuyaux prêts à être déployés.

Or le Gouvernement joue la montre, pour ne pas dire l’immobilisme, la plus grande force qui soit, en ne publiant pas depuis des mois la trajectoire des Certificats de Production de Biométhane (CPB) qui donnerait à la filière la visibilité nécessaire à l’atteinte des objectifs de production d’ici 2035.

Le 16 avril, au Conseil Supérieur de l’Énergie, la CFE Énergies, aux côtés des autres fédérations syndicales de l’énergie, a dénoncé la situation : un secteur industriel prêt à relever le défi, des filières structurées, mais une politique publique qui regarde ailleurs. Le 17 avril, la CFE Énergies a rencontré la Commission Régulation de l’Énergie et porté un message simple : le développement des gaz renouvelables et bas carbone est une priorité nationale et il faut accélérer.

Aujourd’hui, industriels, syndicats et acteurs des gaz verts parlent d’une seule voix. C’est une mobilisation unitaire assez inédite pour qu’elle soit écoutée. Ce n’est pas une pression. C’est un constat : l’immobilisme a un coût climatique, économique, souverain, industriel et surtout social. Alors pourquoi se priver d’un outil de décarbonation déjà opérationnel ?

Par son engagement sur tous les fronts, la CFE Énergies défend une transition énergétique pragmatique avec une véritable ambition sociale pour les salariés. Elle est ainsi fidèle à sa mission première : défendre les intérêts et les emplois des électriciens et des gaziers. Et ici, elle défend l’avenir des gaziers.

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