Face aux récentes déclarations en faveur du nucléaire, la CFE Énergies appelle à des actions concrètes et à des investissements massifs pour soutenir durablement la filière et garantir l’indépendance énergétique de la France et de l’Europe.
Prise de conscience et revirements
La CFE Énergies salue la prise de conscience de l’importance du nucléaire, illustrée par les propos d’Ursula von der Leyen reconnaissant « une erreur stratégique » passée. Elle y voit la reconnaissance de son engagement constant en faveur d’une énergie bas carbone, compétitive et créatrice d’emplois.
Les attentes de la CFE Énergies : des mesures concrètes pour un soutien durable
La CFE Énergies appelle à une neutralité technologique, intégrant pleinement le nucléaire dans toutes les réglementations et financements européens, au même titre que les énergies renouvelables. Cela implique d’ouvrir des fonds comme InvestEU aux projets nucléaires, garantissant ainsi une transition énergétique équilibrée et réaliste.
Elle demande également un soutien élargi au développement nucléaire, ne se limitant pas aux seuls SMR (petits réacteurs modulaires), mais s’étendant aux réacteurs de forte puissance, indispensables pour répondre aux besoins énergétiques massifs de l’industrie et des territoires.
La CFE Énergies insiste sur le pragmatisme européen, appelant à écouter les experts et les électriciens sur le « Grids Package » afin d’éviter des décisions coûteuses et contre-productives, qui pourraient fragiliser le réseau électrique européen.
Il est crucial de tirer les leçons du passé et d’éviter les erreurs qui ont fragilisé la filière. La CFE Énergies rappelle ainsi l’erreur de la fermeture de Fessenheim, qui a entraîné la perte de 2 200 emplois et une augmentation des émissions de CO2 en raison du recours accru aux énergies fossiles. Elle souligne également la nécessité de tirer les leçons des déboires du chantier d’Hinkley Point, dont les coûts ont explosé en raison d’une précipitation politique et d’une complexité excessive.
Enfin, la CFE Énergies appelle à un soutien financier massif de l’État, avec un engagement plus important dans le programme des 6 EPR2, afin de sécuriser le financement du projet, de créer des milliers d’emplois et de relancer la filière nucléaire française.
L’Allemagne pointée du doigt : responsabilité et conséquences
La CFE Énergies rappelle la responsabilité de l’Allemagne dans le rejet initial du nucléaire en Europe et dénonce sa volonté d’imposer son modèle énergétique à ses voisins, au détriment de la compétitivité et de la sécurité énergétique de l’ensemble du continent.
Les salariés au cœur des préoccupations : reconnaissance et perspectives
La CFE Énergies insiste sur la nécessité de donner des perspectives claires et valorisantes aux salariés de la filière nucléaire, après des années de mépris et d’incertitudes. Elle appelle à investir dans la formation et à garantir des conditions de travail attractives pour les jeunes générations.
« Les salariés de la filière nucléaire attendent des actes, pas seulement des mots », déclare Alexandre Grillat, Secrétaire Général de la CFE Énergies. « Il est temps de tourner la page et de construire un avenir énergétique sûr, durable et créateur d’emplois, avec le nucléaire comme pilier central. Cela passe par des investissements massifs et une vision stratégique à long terme. »









