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Hydroélectricité française : la voix s’ouvre pour un avenir durable

L’hydroélectricité, un pilier du système énergétique français

Depuis de nombreuses années, la CFE Énergies défend la relance des investissements dans l’hydroélectricité et combat la mise en concurrence des concessions voulue par la Commission européenne.
Énergie renouvelable, pilotable et flexible, l’hydroélectricité est indispensable à l’équilibre du système électrique. Sa capacité de stockage favorise également l’intégration des autres énergies renouvelables. Préserver et renforcer ce patrimoine industriel est donc à la fois une nécessité climatique, énergétique et industrielle.

Un accord qui met fin à des années de contentieux

L’annonce par le Gouvernement de l’accord de principe obtenu auprès de la Commission européenne constitue une avancée majeure.
Elle fait directement suite aux travaux de la mission parlementaire conduite par les députés Marie-Noëlle Battistel et Philippe Bolo, auxquels la CFE Énergies a activement contribué. Cet accord met fin à un contentieux de longue date entre la France et Bruxelles et permet de sécuriser le recours au régime d’autorisation, largement utilisé par d’autres pays européens.

Un cadre sécurisé pour relancer les investissements

Ce nouveau cadre permettra de relancer les investissements hydroélectriques hors du champ concurrentiel, en garantissant un dispositif robuste pour les opérateurs historiques français — EDF, la CNR et la SHEM.
La CFE Énergies salue le rôle déterminant des parlementaires qui ont défendu avec constance et détermination cette solution pragmatique et immédiatement mobilisable.

Vigilance sur les mesures compensatoires

Si l’accord permet de maintenir les exploitants en place — condition indispensable pour la continuité, la sécurité, la gestion de l’eau et la préservation des emplois — la CFE Énergies reste très vigilante sur les modalités de mise à disposition par EDF de six gigawatts de capacités hydroélectriques à des tiers.
Ces mesures dites « compensatoires » doivent rester strictement proportionnées, éviter les dérives de l’AReNH et préserver les synergies entre le parc hydraulique et le parc nucléaire. La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) devra de son côté garantir une impartialité totale dans le suivi des enchères.