Quel projet pour Enedis ? Acte III

Un actionnaire responsable : sans « Mimosa » pour EDF, sans chrysanthèmes pour Enedis !

Depuis 25 ans et la 1ère directive européenne sur l’électricité, la stratégie du Groupe EDF est de s’appuyer sur le régulé pour soutenir ses activités dérégulées. Avec les années et les contraintes imposées par la droit européen, le Groupe a accentué sa pression sur le Distributeur, le forçant à réduire ses investissements et l’engageant dans des réorganisations à répétition jusqu’à déboussoler les salariés.

 

Le PIH et « la vache à lait »

Enedis n’est pas responsable des difficultés du secteur dérégulé d’EDF et l’intérêt social du Groupe ne se réduit pas à celui d’EDF SA. Il est temps de cesser de maltraiter Enedis pour atténuer les effets néfastes de la libéralisation, d’un État actionnaire irresponsable et d’une régulation défaillante, du scandale de l’AReNH, du trou abyssal de la CSPE et du sauvetage de la filière nucléaire française décidé en 2015.

EDF est désormais accroc aux dividendes d’Enedis. Il lui en faut toujours plus pour satisfaire les milieux financiers ou son actionnaire, limiter la dégringolade de sa note financière et continuer à emprunter. L’attitude de l’actionnaire d’Enedis, encore renforcée avec « Mimosa », est incompatible avec un projet d’entreprise digne de ce nom.

Une autre politique actionnariale est possible, RTE en est la preuve !

Enedis n’est pas la seule entité régulée du Groupe, il suffit de regarder RTE… qui présente une politique d’investissement et une politique sociale bien meilleures que celles d’Enedis !

L’actionnaire exige des ratios financiers extraordinaires de la part d’Enedis, tandis que le Groupe n’ose même plus afficher les siens ! Tandis que RTE bénéficie d’objectifs atteignables, Enedis s’épuise car la sur-productivité, la réduction des effectifs et les sous-investissements ont des limites. L’absence de rationalité de l’actionnaire et son refus de revisiter sa politique financière vont précipiter la disparition du distributeur…

Pour un actionnaire à la hauteur des enjeux du distributeur !

Au même titre que les actifs de production et que le réseau de transport, le réseau de distribution d’électricité est une infrastructure critique pour la Nation. Enedis doit bénéficier d’un projet d’entreprise à la hauteur de l’urgence climatique, de la solidarité intergénérationnelle et de la souveraineté de la France. L’actionnaire d’Enedis doit avoir le sens du Service Public, s’inscrire dans une politique d’investissements de très long terme (40 ans), être capable d’agir dans l’intérêt de la Nation, mériter la confiance des Autorités Organisatrices de Distribution de l’Électricité et susciter l’adhésion de ses salariés (cf. enquêtes myEDF).

L’actionnaire doit agir dans l’intérêt social d’Enedis qu’il faut pérenniser avec la préservation du monopole national, sans « Mimosa », ni Hercule !

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