ENGIE, en route vers un nouvel accord de travail à distance

En 2017, la CFE Énergies a signé un accord sur le travail à distance (TAD), au périmètre d’ENGIE SA. Cet accord, reconduit jusqu’en mars 2021, va être renégocié plus tôt que prévu. Avec la crise COVID-19, de nombreux enseignements peuvent être tirés pour amorcer dès à présent, l’ouverture d’une négociation d’un accord télétravail.

Pour nourrir la négociation, un retour d’expérience est en cours de réalisation. D’une part côté Direction, à travers notamment l’interview de représentants du personnel, d’autre part, côté CFE Énergies, via un sondage réalisé auprès d’un panel représentatif de salariés, tant au niveau des établissements, que des collèges, des métiers et du genre.

L’accord actuel connaît déjà un certain plébiscite de la part des salariés : gain de temps de transport, meilleur équilibre vie professionnelle/vie privée, autonomie … et a permis notamment une réactivité optimale pour basculer rapidement les salariés en télétravail à l’arrivée de la pandémie. Un bilan quantitatif devra enrichir le bilan qualitatif, afin de mesurer la proportion de salariés déjà habitués à ce mode de travail.

Mais pendant la crise COVID-19 et plus spécifiquement durant la période de confinement, certaines populations, non éligibles au modèle TAD actuel, ont découvert le télétravail et les possibilités qu’il offre. Là aussi, même si quelques améliorations méritent d’être apportées, globalement le premier bilan met d’abord en évidence un engouement pour cette forme de travail.

Au regard de ces premiers éléments l’Alliance CFE UNSA Énergies a demandé :

  • Un accord télétravail et non TAD, au niveau d’ENGIE SA, qui fixe un cadre de cohérence homogène entre les établissements, précise les règles et les modalités ; une réflexion poussée sur le modèle d’organisation du travail voulue par ENGIE doit être menée en amont. C’est peut-être aussi pour ENGIE l’occasion d’adopter une approche plus philosophique du travail et de faire preuve d’innovation. Développer par exemple, sa présence sur l’ensemble du territoire français, la distance entre les collaborateurs n’étant plus une contrainte mais un atout…
  • Une déclinaison de l’accord chapeau, au niveau de chaque établissement, pour permettre la prise en compte des spécificités des métiers.

Aussi l’Alliance CFE UNSA Énergies abordera la négociation avec les grands principes suivants :

  • Le télétravail doit être volontaire et ne pas représenter 100 % du temps de travail sauf exceptions à définir,
  • Il doit être accessible à l’ensemble des salariés sans distinction de métiers,
  • Le nombre de jours et les lieux devront être flexibles,
  • Les jours de présence sur site pourraient être réservés à des activités qui ne sont pas télétravaillables : travail en équipe, brainstorming, réunions d’équipe, formation…
  • L’employeur doit mettre à disposition du salarié, l’équipement et le matériel nécessaires au télétravail et lui verser une indemnité d’occupation et de repas.

Il conviendra également d’inscrire en parallèle l’adaptation de l’accord de droit à la déconnexion.

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