En pleine crise, la concurrence frise l’indécence totale !

En  attaquant la  décision de  la  Commission de  Régulation de  l’Énergie (CRE)  sur la clause  de   force majeure des  contrats  AReNH,  les  fournisseurs  alternatifs font   à nouveau preuve d’opportunisme.

Pour la CFE Énergies, cette attitude finit de  plonger la concurrence dans l’indécence alors que l’urgence, c’est que les moyens de la Nation soient prioritairement mobilisés pour faire  face à la crise sanitaire.

Un appât du gain sans limite.

Alors que  la CRE  a rejeté fin mars la demande d’activation de  la clause de  force majeure des achats d’électricité à l’AReNH, les fournisseurs alternatifs sur le marché français de  l’électricité dont,  entre  autres, ENI, Vattenfall, ekWateur et  Endesa, viennent, via leurs deux associations ANODE et AFIEG, d’attaquer cette  décision devant le Conseil d’État.

En confirmant une  politique de dividendes plus que  généreuse au moment où Bruno LE MAIRE appelle les entreprises françaises à faire preuve de responsabilité, le groupe Total ne semble pas faire face au  moindre souci de  trésorerie. Pourtant, il n’a pas hésité à s’associer à cette  action des fournisseurs alternatifs.

Il faut rappeler  que  ces fournisseurs  alternatifs se comportent comme de  véritables passagers clandestins du  système électrique : ils vivent de  la subvention que  constitue l’AReNH,  sans prendre le moindre risque et sans investir le moindre centime dans le système électrique français et donc pour la sécurité énergétique des Français.

La collectivité nationale n’a pas à protéger la concurrence de la « main invisible du marché ».

Cet épisode est une nouvelle preuve que l’AReNH est un dispositif régulatoire mortifère qui revient à imposer au service public de subventionner la concurrence. Aussi la CFE Énergies soutient la position responsable défendue par la CRE qui refuse les effets d’aubaine.

En effet, EDF n’a pas vocation à être l’assureur de ses concurrents contre la volatilité des marchés (baisse des prix avec  épisodes de prix négatifs, du fait de la baisse de la demande d’électricité et de l’effondrement des prix du pétrole) alors que ni EDF ni le Gouvernement ne songent à remettre en cause les contrats d’obligation d’achat dont bénéficient les énergies renouvelables malgré la faiblesse des prix de marché.

Par  conséquent, cette  demande de la concurrence à vivre sans fin aux crochets de la collectivité et à être protégée du marché est indécente. Pire, au moment où les énergéticiens français et leurs salariés sont pleinement mobilisés pour  assurer la sécurité d’approvisionnement en  énergie du pays, la CFE  Énergies ne  peut  que dénoncer cette volonté des fournisseurs alternatifs de  se soustraire à leurs responsabilités et de profiter de la crise actuelle pour préserver leurs marges.

La  CFE  Énergies appelle par  conséquent le Gouvernement à  tirer les conséquences de ces comportements, en replaçant d’urgence l’intérêt général et la sécurité électrique des Français au cœur du  fonctionnement du  marché français de  l’électricité et  en  refondant la régulation du nucléaire.

Contact presse : Alexandre GRILLAT 

CFE Energies

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