Le bore-out ou l’ennui dans son emploi

De l’anglais « bore », « ennuyer », l’expression désigne l’épuisement au travail par l’ennui ou par l’absence de sens des tâches effectuées, qui peut conduire à la dépression ou à toute autre maladie physique. Les salariés qui s’ennuient au travail présentent deux à trois fois plus de risques d’être victimes d’accidents cardio-vasculaires.

Ce syndrome est déclenché par le manque de travail, l’ennui, l’absence de tâches intéressantes et, par conséquent, l’absence de satisfaction dans le cadre professionnel. Il peut s’en suivre alors démotivation, dévalorisation de soi ainsi qu’une intense fatigue physique et psychique. Il affecterait couramment les individus travaillant en entreprise et notamment les travailleurs du secteur tertiaire.

Le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui se caractérise par trois éléments : l’ennui, l’absence de défis et le désintérêt.

On peut résumer la notion ainsi : c’est le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui.

Un arrêt de la Cour d’appel de Paris du 02/06/2020 confirme que le manque d’activité et l’ennui du salarié peuvent constituer un harcèlement moral. Dans cette affaire, le salarié, responsable des services généraux d’une entreprise, a obtenu des dommages et intérêts en réparation du harcèlement moral.

La Cour d’appel rappelle les articles L.1152-1 et L.1154-1 du Code du Travail qui prévoient le régime juridique du harcèlement moral.

Les juges constatent que l’employeur ne confiait pas au salarié des réelles tâches correspondant à sa qualification et à ses fonctions contractuelles. Il était affecté à des travaux subalternes, relevant parfois de fonctions d’homme à tout faire au service des dirigeants de l’entreprise. Ses conditions de travail et sa santé ont été très dégradées, au point de faire une crise d’épilepsie et d’entraîner une dépression.

La matérialité des faits de harcèlement moral a été établie notamment au moyen de courriels ou d’attestations d’autres salariés ; les juges ont également relevé que l’employeur n’avait pas veillé à ce que le salarié bénéficie de visites périodiques auprès de la médecine du travail.

L’employeur de son côté était bien en peine pour justifier les tâches réellement exercées par son salarié.

L’Alliance CFE UNSA Énergies agit chaque jour pour faire respecter les droits de tous dans leur activité professionnelle. Au-delà de la bienveillance et de la vigilance de nos représentants de l’Alliance sur le terrain, il est du devoir de chacun de veiller aux autres pour déceler des situations à risque. N’hésitez pas à solliciter les représentants de l’Alliance CFE UNSA Énergies.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard !

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