Greenwashing ou responsabilité sociale à l’égard des salariés des centrales au charbon ?

Alors que l’urgence climatique doit conduire à réduire l’usage du charbon qui est responsable de plus de 40 % des émissions de CO2 du secteur énergétique mondial, l’Agence Internationale de l’Énergie prévoit une consommation mondiale de charbon stable dans les cinq prochaines années, le déclin en Europe et aux États-Unis étant compensé par la croissance asiatique.

Dans ce contexte, la fermeture des centrales au charbon françaises qui ne représentent que 1 % des émissions de CO2 du pays, n’était peut-être pas la première des priorités face aux secteurs du bâtiment et des transports. Elle ne saurait donc être présentée comme l’alpha et l’oméga de la stratégie bas carbone de la France. Pour autant, la CFE Énergies considère que cette première décision de fermeture industrielle sur l’autel de la politique climatique impose au Gouvernement d’être exemplaire dans sa transition sociale car elle aura valeur d’exemple.

De son côté, consciente des enjeux du maintien des capacités électriques pilotables que sont ses centrales au charbon pour la sécurité électrique de ses citoyens et de son économie, l’Allemagne fait le choix de se donner le temps, d’ici 2038, et les moyens financiers, avec des dizaines de milliards d’euros, pour accompagner au mieux les salariés et les régions impactés par la fermeture de ses centrales au charbon.

[…]

CFE Energies

GRATUIT
VOIR