La CRE doit penser climat et intérêt général…

en favorisant la résilience climatique des infrastructures électriques !

Alors que l’urgence climatique est dans toutes les têtes à l’heure de la COP 25, la CFE Énergies appelle les décideurs français à faire de la résilience climatique et de la sûreté du système électrique du pays leur priorité. En s’inspirant de l’urgence climatique déclarée par le Parlement français comme le Parlement européen, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) doit se mobiliser pour bâtir une régulation des réseaux électriques qui favorise l’investissement industriel. Cette régulation doit être au service de la résilience climatique des infrastructures électriques du pays et en aucun cas inquisitrice, punitive et in fine contre-productive !

Alors qu’elle vient de répondre, pour la troisième fois, aux consultations publiques sur le futur tarif des réseaux publics d’électricité (TURPE), la CFE Énergies défend que le rôle premier de la CRE, au nom de l’intérêt général, est de construire un cadre tarifaire favorable au développement du système électrique. Les investissements futurs sur ces infrastructures permettront ainsi aux usages de l’électricité bas carbone de jouer pleinement leur rôle dans le combat contre le réchauffement climatique.

La CFE Énergies est en effet convaincue qu’avec le développement des énergies renouvelables, du stockage d’énergie, de l’autoconsommation énergétique et de nouveaux modes de consommation favorisés par la digitalisation, les réseaux électriques sont au cœur de la révolution énergétique de ce siècle, de l’impératif climatique et de la sécurité des approvisionnements énergétiques, et les investissements doivent y être favorisés !

Le rôle clef joué par les réseaux électriques est unanimement reconnu au moment où la France et la Commission européenne font de la neutralité carbone en 2050 leur priorité et où le Parlement européen vient de déclarer l’urgence climatique. La résilience climatique doit désormais devenir l’une des préoccupations majeures de la CRE afin de préserver le système électrique et donc l’accès de tous à l’électricité.

Les choix stratégiques de la CRE doivent en effet être aussi climatiques qu’industriels. C’est essentiel tant pour les missions de service portées par les gestionnaires de réseaux que pour la résilience du système électrique du pays qui est déjà soumis à des phénomènes climatiques de plus en plus nombreux et sévères. Il faut d’urgence adapter les réseaux électriques au dérèglement qui vient pour assurer la sécurité électrique des Français !

Pour la CFE Énergies, la CRE ne doit pas oublier que le mieux est l’ennemi du bien en matière de qualité de service. La qualité de l’alimentation électrique en France est déjà une des meilleures d’Europe, elle constitue un atout avéré, au même titre que la péréquation tarifaire, pour la compétitivité et l’attractivité du pays, y compris pour les clients à la recherche d’une électricité de grande qualité comme les data centers.

La CRE doit par conséquent cesser d’envisager une régulation trop pointilleuse voire inquisitrice qui finira par devenir punitive et anti-industrielle, voire contre-productive et génératrice de risques. Elle doit privilégier une régulation réellement incitative et responsable.

Contact presse : Alexandre Grillat – alexandre.grillat@cfe-energies.com

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