En France comme en Europe, c’est la sécurité d’alimentation élecrique…

… qui doit guider les décisions politiques !

Face à un déséquilibre du système électrique européen le 10 janvier 2019, RTE a dû mobiliser les capacités d’interruptibilité des clients industriels français pour éviter une rupture d’alimentation électrique en France comme en Europe.

Si la CFE Énergies salue la réactivité et le professionnalisme de RTE, elle y trouve surtout la preuve que le système électrique français est un atout essentiel pour la sécurité électrique de l’Europe et que l’entêtement idéologique de certains ne doit en aucun cas conduire à le fragiliser. La CFE Énergies appelle donc le Gouvernement et la Commission européenne à s’inspirer de cet événement pour mettre la sécurité d’alimentation électrique au cœur de leurs décisions en matière de politique énergétique.

Le jeudi 10 janvier, deux événements ont mis en exergue l’impératif de sécurité d’alimentation électrique. Alors que RTE réquisitionnait la centrale de Cordemais pour sécuriser l’alimentation électrique de l’ouest de la France, RTE a dû le même jour activer en urgence le dispositif national d’interruptibilité auprès des industriels concernés, ce qui revient à stopper leur consommation d’électricité pour éviter une rupture d’alimentation électrique par baisse de fréquence.

En faisant preuve de réactivité face à la concomitance de deux aléas ayant un impact sur la fréquence européenne, l’un portant sur des écarts réguliers de réglage constatés entre le Kosovo et la Serbie et l’autre sur un problème technique entre l’Allemagne et l’Autriche, RTE a démontré le rôle du système électrique français et de ses capacités d’interruptibilité pour la stabilité du réseau électrique européen. La CFE Énergies souligne tout autant l’utilité en Europe de la coopération régionale et de règles communes en termes de sauvegarde du réseau auxquelles RTE a fortement contribué.

Pour la CFE Énergies, le système électrique français, qui repose sur un parc de production centralisé, pilotable et équilibré, et d’importantes capacités d’interruptibilité, constitue plus que jamais un atout pour l’Europe de l’énergie. Plutôt qu’un entêtement idéologique à privilégier la concurrence et le court-terme et à fragiliser le système électrique français, c’est bien de coopération et de solidarité dont l’Europe de l’énergie a besoin.

Si Bruxelles doit tirer les leçons de cet événement, Paris doit tout autant avoir à l’esprit l’impératif de sécurité électrique alors que le décret sur la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) vient d’être annoncé pour fin janvier par François DE RUGY et que la réquisition de la centrale de Cordemais vient d’être à nouveau décidée pour les 17 et 18 janvier.

Face à la nécessité de gérer les incertitudes sur l’équilibre offre-demande, la sécurité électrique des Français commande ainsi de ne pas précipiter le déclassement de moyens de production pilotable tels que les centrales nucléaires ou thermiques, et de refuser une mise en concurrence des concessions hydrauliques qui conduirait inévitablement à la désoptimisation et à la fragilisation du système électrique français. C’est ce à quoi le décret PPE doit s’attacher ! C’est ce à quoi le Gouvernement veiller au moment où il lance son grand débat national !

Ce sont ce pragmatisme et cet esprit des responsabilités que la CFE Énergies appelle de ses voeux chez les décideurs politiques, à Paris comme à Bruxelles !

Contact presse : Alexandre GRILLAT – alexandre.grillat@cfe-energies.com

 

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