ENGIE : après la vente des bijoux de famille, l’Etat laisse le coffre ouvert !

Le 10 janvier 2017, l’Agence des Participations de l’Etat, qui relève du Ministère de l’Economie et des Finances, a annoncé avoir clôturé une opération de cession de 100 millions de titres ENGIE pour un montant de 1,14 milliards d’euros.

Résultat, l’Etat détient désormais 28,7 % du capital et seulement 32,6 % des droits de vote, soit moins que la minorité de blocage imposée par la loi de privatisation de 2006 ! L’Etat n’en est plus à un reniement près de sa parole…

Comment est-ce possible ? Grâce à un subterfuge. Le Gouvernement a fait voter en 2014 une loi visant à « reconquérir l‘économie réelle » (dite loi Florange) dont une disposition prévoit la possibilité pour l’Etat de s’affranchir des seuils fixés par d’autres lois pendant une période de deux ans.

Ainsi, pendant deux ans, l’Etat se prive de sa minorité de blocage rendant possible tant une OPA sur le groupe (au vu du faible cours de bourse actuel) que tout autre décision impactant fortement la stratégie ou la structure du Groupe. La CFE Energies a beau chercher, elle ne trouve aucune réflexion de l’Etat sur les enjeux de souveraineté nationale sur son secteur énergétique !

Lire l'intégralité du communiqué :

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