Pour l’intersyndicale CGT, CFE-CGC, FO, la délibération du Conseil d’Administration d’EDF est nulle et non avenue !

Communiqué de presse CGT, CFE-CGC, FO

Le projet d’investissement dans deux réacteurs EPR sur le site d’Hinkley Point (HPC), d’un montant de plus de 20 milliards d'euros dont 15 sont financés sur les fonds propres d'EDF, n’en finit plus de générer son lot de surprises, transformant ce dossier industriel déjà hors norme en un véritable scandale de gouvernance.

Chacun se souvient, en effet, que le soir de sa rencontre avec la nouvelle Première Ministre britannique Theresa May, le 21 juillet, le Président de la République avait donné son feu vert au Président d'EDF pour convoquer le conseil d'administration le 28 juillet. Ce passage en force a été jugé par nos trois organisations syndicales comme une provocation car un recours du Comité Central d’Entreprise (CCE) d’EDF est en attente de jugement à la fin du mois de septembre et que rien ne justifie cette violation des droits du CCE, dont la consultation a en réalité été imposée à EDF par l'Élysée.

Au-delà de l’opposition de notre intersyndicale qui représente 80 % des salariés d’EDF et des actionnaires salariés, la décision du Conseil d’Administration s’avère des plus controversées du fait de l'opposition unanime des administrateurs salariés, fait inédit dans l'histoire d'EDF s'agissant d'un investissement industriel de l'entreprise. Une décision d’autant plus controversée qu’elle a également amené un administrateur indépendant à s’y opposer et un administrateur présenté par l’Etat à démissionner.

Cette décision est plus que controversée. C’est sa validité qui est désormais questionnée comme sa compatibilité avec les règles d'une gouvernance d'entreprise responsable, exemplaire et transparente, bien loin de l'esprit de responsabilité sociale que le Ministre de l’économie érige désormais en modèle d’entreprise.

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