Loi El Khomri : médecine du travail et protection des salariés en danger

La loi El Khomri, dans son chapitre 5, démantèle la possibilité des salariés de contacter facilement le médecin du travail et donc de lui signaler ses problèmes comme les nouvelles maladies telles le burn out, le harcèlement, les risques psycho sociaux, les effets non encore reconnus de certains produits chimiques (nanomatériaux, pesticides, rayonnements etc..).

Elle comporte des dispositions régressives qui limitent le droit à la surveillance régulière de la santé au travail.

Parmi elles, il faut noter :

– La suppression du premier contact par la suppression de la visite d'embauche

– La mise en place d'un système de suivi qui sera sous l'emprise des directions patronales pour organiser un contact avec les salariés tous les cinq ans comme le prévoit le rapport Issindou, et un contact qui ne sera pas toujours réalisé par le médecin. Dans les faits compte tenu de la situation cela désorganisera la médecine du  travail et empêchera l'accès aux salariés.

–  La suppression de l’outil juridique permettant au médecin du travail de prescrire des aménagements et des changements de poste

De fait, ce projet de loi porte en lui les risques de remise en cause d'une médecine du travail au bénéfice de tous.

La CFE-CGC santé au travail dénonce donc ces mesures qui vont affaiblir la protection des salariés.

Elle lance une pétition qui demande que les médecins du travail conservent une occasion de rencontre systématique  avec tous les salariés à l’embauche et, avec le concours du personnel médical,  pour un suivi régulier.

Pour en savoir plus sur les risques de ce projet de loi vis-à-vis de la protection des salariés et signer la pétition en ligne :  Cliquez-ici ou sur l'illustration

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